Le son toxique typiquement Bunker : de l’aciiied primitif très sueur et stroboscope comme La Hague en produit depuis toujours contre vents et marées. Cet acid là est un animal à sang froid, travaillant notre cerveau reptilien avec toute la patience inflexible de ses 130 bpm : surement ce qui explique pourquoi il parvient à dégager des vibrations tellement sinistres et sexy à la fois !
Nos amis deejays trouveront là cinq morceaux sans titres lorgnant sur le son de Chicago dans ce qu’il avait de plus dark, sans fioriture. Avec aussi quelques gènes hérités de toute une tradition de musique industrielle minimale européenne (dont Bunker reprend d’ailleurs volontiers l’imagerie noir et blanc et seconde guerre mondiale).
Tellement simple et imparable que c’en est presque mathématique : le crépitement des boites à rythmes + les remous extra-terrestres de la tb 303 fixés sur des longueurs de pattern non multiples de 4 = démence hypnotique instantanée.
Au passage on recommande le premier maxi d’Elec Pt.1, "Acid Coloniae", sorti l’année dernière sur Bunker et peut-être encore plus irresistible...





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