Carl Craig remixant Kevin Saunderson sur une co-prod Planet E / KMS : une sortie qui attire l’attention dans le raz-de-marée de références de notre époque boulimique.
« Till We Meet Again » est à l’origine une lumineuse sucrerie pop-rave/Detroit house comme en confectionnait avec amour Inner City vers 88-91.
De l’élégant Carl Craig, on pouvait craindre qu’il ne nuance les joies simples de l’original, qu’il la joue guindée. Raté. Le morceau gagne encore plus en potentiel anthemique. Les vocaux brûlants de passion (« yeaaaaaah », « woaaaaaaaaah », que dire de plus à ce stade ?) sont réimplantés sur une puissante ligne de basse à l’arpégiateur, comme un escalator vers le nirvana. Spatialisé en diable, son remix est définitivement pensé pour les fêtes, bloqué en mode ascendant tout du long. Il conserve la charge d’énergie positive du matériau de base sans sonner spécialement rétrostalgique. Hâte d’entendre ça en club.
L’autre côté par Loco Dice voit un autre classique de Saunderson, le bien nommé « Bassline », élagué façon bonzaï minimal à l’allemande, tout de micro-swing cliquetant. Bien fait dans le genre, mais pour notre part on se remet l’autre face avant la fin !





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