"Virus Syndicate", "Contagious" (et son logo à base de moustique vecteur d’épidémie)... les noms des collectifs et labels de MRK1 (lisez Mark One) et sa bande sont assez révélateurs de la façon dont ils envisagent le dubstep : un courant qui se répand lentement et surement jusqu’à des lendemains hégémoniques ! Aussi n’hésitent-ils pas à faire accessible et efficace pour convertir de nouvelles recrues.
Voilà pourquoi « Never Warned » a le petit truc en plus, immédiatement reconnaissable, qui fait les tubes : une mélopée aigue, sorte de relecture cybernétique de la musique balinaise sur d’excellentes percus tribales qui progressent avec majesté. Il y a quelque chose d’impérial dans ce track, comme la bande-son d’une procession rituelle. Bien sur des basses de brontosaure escortent le mouvement... Tout pour plaire.
B1 est un remix par Skream, le producteur dubstep le plus coté du moment, d’un des titres qui ont marqué la scène en 2006. Sa version est la tranche la plus nerveuse du disque. Si on peut dire ça d’un glissement de boue. Plus de sons, plus de beats per minute, plus d’action presque rave...et un premier pas possible dans un mix vers des rivages drum n’bass ou dancehall.
Enfin "Eye of Ming" est de ces tracks à l’arôme oriental récurrents dans le genre. Les sons pincés et mystiques du koto résonnent dans un abîme infrabasse. Aucune fioriture. La puissance du zen pour ébranler les murs dans le plus pur style anglais.
Bref, gros carton à prévoir dans les milieux interessés...et au delà ?




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