Encore une injection massive de minimale par l’une des pointures actuelles du genre. Ca manquait.
Comme d’hab’, l’affaire dégage à peu près la même émotion que le design d’un hall d’hôtel d’affaires. Ou un mannequin anorexique sur le papier glacé d’un magazine d’aéroport. C’est la tech-house des zones internationales anonymes, par opposition à la pulsation généreuse des clubs sombres et surchauffés, des hangars à lasers où s’épanouit la techno que Loudbox défendra toujours.
Donc dix plages de groove claudiquant, bien rasé, bien rasant, au même tempo. Avec cette tension froide qui rampe le long des séquences Ableton, annonçant un climax dont on sait par expérience qu’il ne viendra pas.
Il y a bien des choses intéressantes à faire dans un mix avec des morceaux un peu plus prenants comme « Golden » ou surtout le remix d’« Even If It’s Alone », mais par pitié, mélangé à d’autres vibrations que de la minimale du même acabit ! Pas toute la nuit !
Ce qui semblait une esthétique séduisante quand Richie Hawtin a sorti sa « Concept Serie » est devenu en quelques années un despote mou, avalant au passage house et techno pour régurgiter ce son hybride translucide, équivalent audio du chloroforme, auquel il est difficile d’échapper.
On ne se contentera pas de Justice et sa clique comme contre-offensive, ni même du vague revival disco. Le vrai backlash reste à venir et s’il est proportionnel au préjudice, on a pas fini de rigoler.





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