Bon bah tout est dans le titre. De la psy-trance "in your face" autant que la psy-trance peut l’être (c’est-à-dire bien plus que ne l’imaginent les autres scènes !).
On connaît l’importance des compilations dans ce courant. Et celle-ci marque le retour du plus gros label français après un an de discrétion. Painkiller a sélectionné neuf morceaux hyperdétaillés qui déploient des environnements colorés et électriques pour la fête et rien d’autre.
Partout la synthèse est fouillée, le niveau de psychédélisme généreux, même si on reste le plus souvent dans le feu d’artifice gratuit. Sauf sur « My November » d’Azax Syndrom vs Tube, ténébreux et narratif, et surtout sur le morceau d’Outer Signal : son « Groove Control » est le track le plus sobre, aéré et aérien au milieu de toutes ces maelströms phosphorescents. Mais c’est aussi le meilleur. Sons d’outre-espace, delays sensuels, ça flotte, ça enveloppe, pour mieux préparer l’arrivée d’un riff goa qui fleure bon les mystères de la nuit au grand air. Sachant que c’est le tout premier titre jamais sorti du projet (à moins qu’une pointure du genre ne se cache derrière), on va suivre ça de près !
Quoi d’autre ? Sirius Isness vs Painkiller – « LFO by Nature », pure furie acidifiée. Et le track d’Absolum, le boss du label ici en grande forme, avec un méchant break dissonant à 6 :00 qui lache une nuée de petites choses malfaisantes sur les danseurs. Concept conclut sur une note encore un cran plus dark façon déchaînement de forces paranormales et grosse patate dancefloor.
Voilà pour le haut du panier. Le reste n’est pas à jeter pour autant, surtout dans une optique de mix. Car chose pas si courante : il n’y a aucun navet sur cette compile en forme de bonne surprise, qui plus est servie par un gros mastering bien costaud.





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