La trance de Xatrik claque comme son pseudo : un orage de textures d’une sécheresse rugueuse et agressive. Comme d’être pris dans un champs de force ou se tenir au milieu d’une centrale électrique en surrégime. D’autant que la rareté du delay intensifie encore davantage l’espèce de nervosité aride des morceaux.
Elevé aux sets de Tsuyoshi et Mark Allen, le Sud-Africain a tendance à développer ses ramifications psychédéliques à partir d’un tronc presque techno. On peut au choix se laisser driver par les patterns carrépétitifs, ou préférer suivre les synths plus tortueux qui fusent de parts et d ’autres. Dans les deux cas le voyage se fait en première classe.
L’album sonne mature au sens positif du terme. Entendez par là : ni dark grand-guignol, ni lissé par les sons PC sirupeusement cristallins qui ont délavé la trance. Juste des couches d’énergie bourdonnantes, des FX vrillés, qui s’entrelacent jusqu’à de puissantes apothéoses. Quand il y a mélodie, c’est sous forme de riffs conquérants qui génèrent le rush. Et mazette, ça se bonifie de plage en plage, atteignant son zénith sur la trilogie “Sketchy Biznizz”, “Red-Handed” et “The Special” : trois petites bombes de nuit parfaitement composées à jouer d’urgence.





: