Avec un titre qui détourne sardoniquement le classique « Higher State Of Consciousness » de Josh Wink, on passe de la transe-en-danse techno au défouloir éthylique-foutraque se jouant des styles. Bienvenu en 2007.
L’original par ZZT a été un carton éclair, épuisé à peine sorti. Pour notre part on ne voit pas très bien pourquoi, mais le dancefloor a ses lois obscures... De quoi justifier un repressage rapide avec en sus un remix de Justice. L’original, donc, repose tout entier sur des bruitages 8-bit de borne d’arcade qui s’affole (le club avec) jusqu’à saturer l’espace sonore. Sorte de chiptune-techno, criarde et barrée comme un gadget japonais clignotant de toutes ses diodes.
Sur l’autre face le remix, parcequ’il abandonne le parti-pris low-tech de l’original mais pas sa folie, sonne mieux à nos oreilles. En guise d’aigus, on n’échappe pas aux cris orgasmiques de modem 56k : le cliché bruitiste du moment... Mais concédons qu’il est rarement exploité aussi efficacement. Ces deux là sont décidément meilleurs remixeurs que compositeurs.
« Lower State of Consciousness » devient dans leurs mains une dissonante machine à danser power-funk où chaque son, chaque échantillon tronqué à la sauvage, fonctionne de manière rythmique. Ajoutez à l’absence de fioriture une montée par paliers où les circuits computent jusqu’à la surchauffe finale, et vous tenez du Justice en forme.
Désolé pour les partisans de la querelle anciens/modernes mais il y a du Jamie Lidell époque « Safety In Numbers » là-dedans... et c’est un compliment. Après tout n’oublions pas que faire kiffer les masses (et pas juste une « élite » de connaisseurs) sur des choses anti-mélodiques, déglinguées, de travers, est la marque des morceaux dance les plus rusés.





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